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Cahier des charges de site internet : le modèle commenté

Cahier des charges de site internet : le plan en 10 parties commenté, ce qu'on oublie toujours (SEO, propriété) et les erreurs qui coûtent cher.

Par Jordan, consultant SEO à Toulouse 7 min de lecture

Jordan, consultant SEO, miniature Cahier des charges site internet, le modèle commenté

« Combien coûte un site ? » La réponse de tout prestataire honnête est : ça dépend de ce que vous voulez. Le cahier des charges sert exactement à ça : écrire ce que vous voulez, avant de demander des prix. Sans lui, vous recevez trois devis impossibles à comparer, et des surprises pendant la réalisation.

Le cahier des charges d’un site internet décrit le projet avant de consulter des prestataires : objectifs, cibles, pages, fonctionnalités, contenus, exigences techniques et de référencement, budget, délais, maintenance et propriété. Trois à huit pages suffisent pour un site vitrine. Il rend les devis comparables et sert de référence jusqu’à la livraison.

Voici à quoi il sert, le plan en dix parties commenté, ce qu’on oublie presque toujours, et les erreurs qui font exploser devis et délais.

À quoi sert un cahier des charges

  • Clarifier votre projet : écrire oblige à trancher. Quelles pages ? Pour qui ? Pour obtenir quoi ?
  • Obtenir des devis comparables : tous les prestataires répondent à la même demande.
  • Éviter les malentendus : ce qui n’est pas écrit sera interprété, rarement en votre faveur.
  • Servir de référence : en cas de désaccord pendant la réalisation, c’est le document qui tranche.

Inutile d’en faire un roman. Un cahier des charges utile est précis sur les objectifs et les fonctionnalités, bref sur tout le reste.

Le plan en 10 parties

Le sommaire d'un cahier des charges de site internet en dix parties : entreprise, objectifs, cibles, arborescence, fonctionnalités, contenus, identité visuelle, technique et référencement, budget et délais, maintenance et propriété. Les objectifs et le référencement sont mis en avant comme les parties les plus souvent négligées.

1. L’entreprise

Le contexte du projet : qui vous êtes, ce que vous vendez, où vous intervenez, vos concurrents principaux, et qui sera le chef de projet de votre côté. Une demi-page. Le prestataire doit comprendre votre métier en deux minutes.

2. Les objectifs

La partie la plus importante, et la plus souvent bâclée. « Avoir un beau site » n’est pas un objectif. « Recevoir dix demandes de devis par mois » ou « vendre en ligne 20 % de notre production » en sont. Un objectif chiffré oriente toutes les décisions suivantes.

3. Les cibles

Qui sont vos clients, comment ils vous cherchent (téléphone, ordinateur, Google, recommandation), ce qu’ils doivent trouver sur le site pour passer à l’action.

4. L’arborescence et les pages

La liste des pages et leur organisation : accueil, une page par service, réalisations, à propos, contact, blog. Pour un site vitrine, cinq à dix pages suffisent souvent. Le guide sur le site qui se référence explique comment penser cette structure pour Google.

5. Les fonctionnalités

Les spécifications fonctionnelles : formulaire de contact ou de devis, prise de rendez-vous, réservation, paiement, espace client, multilingue, connexion à votre logiciel de gestion. Chaque fonctionnalité a un coût : listez ce qui est indispensable, puis ce qui serait un plus.

6. Les contenus

Qui écrit les textes ? Qui fournit les photos ? C’est la cause numéro un des retards de projets : le site est prêt, les contenus ne le sont pas. Précisez-le noir sur blanc, avec une date.

7. L’identité visuelle

Logo, charte graphique, couleurs, typographies existantes, sites web que vous aimez (et pourquoi), sites que vous n’aimez pas. Précisez aussi vos attentes d’ergonomie : un parcours simple sur téléphone compte plus qu’un effet visuel. Des exemples valent mieux que des adjectifs : « moderne et épuré » ne veut rien dire pour personne.

8. Les exigences techniques et le référencement

C’est la partie que les clients laissent au prestataire, et que les prestataires bâclent quand personne ne la demande. Exigez au minimum :

  • un site rapide sur mobile, avec un objectif mesurable (Core Web Vitals au vert, vérifiables sur PageSpeed Insights) ;
  • des balises title et meta description modifiables page par page ;
  • une structure de titres propre et des adresses lisibles ;
  • les données structurées adaptées à votre activité ;
  • un sitemap et l’inscription à la Search Console ;
  • pour une refonte, un plan de redirections 301 de toutes les anciennes adresses, selon la méthode de la refonte sans perdre son SEO ;
  • la sécurité : HTTPS, sauvegardes régulières, mises à jour ;
  • les mentions légales, la politique de confidentialité et la gestion des cookies.

9. Le budget et les délais

Donnez une fourchette de budget. Ce n’est pas se faire avoir, c’est permettre au prestataire de proposer la meilleure solution dans votre enveloppe plutôt qu’une offre au hasard. Le guide sur le prix d’un site internet aide à fixer une fourchette réaliste. Indiquez aussi la date de mise en ligne souhaitée, et si elle est impérative.

10. La maintenance, la propriété et la sortie

La partie qu’on regrette toujours d’avoir oubliée. Précisez :

  • qui assure l’hébergement, les mises à jour et les sauvegardes, et à quel prix ;
  • que le nom de domaine est enregistré à votre nom ;
  • à qui appartiennent le code, les textes et les images ;
  • ce qui se passe si vous changez de prestataire : récupération du site, des accès, des contenus.

Le modèle à copier

Pour démarrer votre projet web, recopiez cette trame dans un document et remplissez chaque ligne en quelques phrases. C’est un modèle de cahier des charges suffisant pour un site vitrine ; pour une boutique en ligne, détaillez davantage les fonctionnalités.

  • Contexte du projet : [votre activité, votre zone, vos concurrents, votre interlocuteur]
  • Objectifs chiffrés : [ce que le futur site doit rapporter, et en combien de temps]
  • Cibles : [qui sont vos clients, comment ils vous cherchent]
  • Pages : [la liste, de la page d’accueil au contact]
  • Fonctionnalités : [indispensables, puis souhaitables]
  • Contenus : [qui fournit les textes et les photos, pour quelle date]
  • Identité visuelle : [charte graphique, exemples de sites aimés]
  • Technique et référencement : [vitesse, balises, données structurées, redirections]
  • Budget et planning : [fourchette, date de mise en ligne]
  • Maintenance et propriété : [hébergement, domaine à votre nom, conditions de sortie]

Pour une refonte : l’état des lieux

Si vous refaites un site existant, ajoutez une partie sur l’actuel : ce qui fonctionne (les pages qui amènent des visites et des contacts, à relever dans la Search Console), ce qui ne fonctionne pas, et ce qu’il faut absolument conserver. Une refonte qui ignore les pages qui rapportent peut faire perdre en un mois des années de référencement.

Après le cahier des charges : les étapes de la création

Une fois le document prêt, la création d’un site suit presque toujours le même chemin :

  1. La consultation : envoi du cahier des charges à deux ou trois prestataires, questions, rendez-vous.
  2. Le devis et le choix, sur la base de réponses comparables.
  3. La maquette : la structure et le design des pages principales, à valider avant le développement.
  4. La réalisation, avec une version de prévisualisation privée pour suivre l’avancement.
  5. L’intégration des contenus, textes et photos.
  6. La recette : vous testez tout, sur téléphone et ordinateur, formulaires compris.
  7. La mise en ligne, avec l’inscription à la Search Console et, pour une refonte, les redirections activées le jour même.
  8. Le suivi des premières semaines : indexation, positions, demandes reçues.

Les erreurs qui font exploser devis et délais

  • Pas d’objectif chiffré : le prestataire ne peut pas proposer la bonne solution.
  • Une liste de fonctionnalités sans priorité : tout devient indispensable, le devis double.
  • Les contenus « à fournir plus tard » : le projet s’arrête trois mois en attendant les textes.
  • Le référencement oublié : le site est beau, en ligne, et invisible.
  • Rien sur la propriété : le jour où vous voulez partir, vous découvrez que le domaine n’est pas à vous.

Pour juger les réponses, posez les questions qui trient les prestataires : qui fait la recherche de mots-clés avant la maquette, à quel nom est enregistré le domaine, et que devient le site à la fin du contrat.

Besoin d’aide pour le rédiger ?

Mes créations de site commencent par un premier échange qui sert exactement à ça : fixer les objectifs, les pages, les fonctionnalités et les exigences de référencement, puis poser le planning. Les prix de mes créations de site sont publics sur la page tarifs, et j’accompagne en direct les projets de sites à Toulouse et en Haute-Garonne. Vous avez déjà un site à refaire ? Demandez l’audit gratuit : vous recevez en moins d’une heure un aperçu de votre visibilité, puis je reviens vers vous sous 24 h ouvrées pour regarder avec vous ce qu’il faut garder et ce qu’il faut changer.

Sujets : création de site choisir un prestataire débutant

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un cahier des charges de site internet ?

C'est le document qui décrit votre projet de site avant de consulter des prestataires : vos objectifs, vos cibles, les pages et fonctionnalités attendues, les contenus, les contraintes techniques, le budget et le calendrier. Il permet de recevoir des devis comparables, d'éviter les malentendus et de servir de référence pendant toute la réalisation.

Que doit contenir un cahier des charges de site internet ?

Dix parties suffisent pour la plupart des projets : présentation de l'entreprise, objectifs chiffrés, cibles, arborescence et pages, fonctionnalités, contenus (qui les fournit), identité visuelle, exigences techniques et de référencement, budget et délais, puis maintenance, propriété et conditions de sortie. Pour une refonte, ajoutez l'état des lieux du site actuel.

Qui rédige le cahier des charges d'un site internet ?

Le client, idéalement, parce que c'est lui qui connaît son activité, ses clients et ses objectifs. Un prestataire peut l'aider à le formaliser, souvent lors d'une première phase de cadrage facturée ou incluse dans le devis. L'essentiel est que le document soit validé par le client avant le début de la réalisation.

Combien de pages doit faire un cahier des charges ?

Pour un site vitrine, 3 à 8 pages suffisent largement. Pour une boutique en ligne ou un site avec des fonctionnalités spécifiques, 10 à 20 pages. Un cahier des charges trop long n'est pas lu ; un document trop vague laisse le prestataire deviner. Visez la précision sur les objectifs et les fonctionnalités, la brièveté sur le reste.

Faut-il inclure le référencement dans le cahier des charges ?

Oui, dès le départ. Exigez une structure pensée pour les recherches de vos clients, des balises éditables, un site rapide sur mobile, des données structurées, et pour une refonte, un plan de redirections des anciennes adresses. Le référencement ajouté après coup coûte plus cher et donne de moins bons résultats.

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Tout ce que décrit ce guide, je le fais pour mes clients chaque semaine. Aperçu gratuit de votre situation en moins d'1 h, puis je reviens vers vous sous 24 h ouvrées.

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